La fabrique du conte.

La fabrique du conte

Pour fuir le monde des adultes, un enfant se réfugie au bord d’un cours d’eau. Il croit être au bord de la mer.

 

Immobile, il semblait faire partie du paysage : un buisson, un rocher, une motte de terre retournée par une bête enragée, une souche épaisse et large renversée par le vent, les racines à l’air, dénudées, soumises aux insectes et à la pourriture. Le feuillage de l’arbre couché au sol mettrait longtemps à se teindre de sombre, comme si la sève avait continué à circuler en vase clos, sans passer par la terre. Enfin les feuilles finiraient par prendre un aspect de dentelle.