La fabrique du conte.

 

Immobile, il semblait faire partie du paysage : un buisson, un rocher, une motte de terre retournée par une bête enragée, une souche épaisse et large renversée par le vent, les racines à l’air, dénudées, soumises aux insectes et à la pourriture. Le feuillage de l’arbre couché au sol mettrait longtemps à se teindre de sombre, comme si la sève avait continué à circuler en vase clos, sans passer par la terre. Enfin les feuilles finiraient par prendre un aspect de dentelle.